Congrès 2016 du Conseil de la Transformation Alimentaire du Québec, le CTAQ

Congrès 2016 du Conseil de la Transformation Alimentaire du Québec

CTAQ

 

Les transformateurs alimentaires du Québec attendent toujours des programmes concrets du Gouvernement pour soutenir l’investissement dans le secteur et mettre fin à l’incertitude qui cause des dommages importants à une industrie qui aurait besoin, rapidement, de pouvoir faire face aux concurrents de l’extérieur.

Le Conseil de la Transformation Alimentaire du Québec (CTAQ) tenait son congrès annuel il y a quelques jours, sous le thème « À la conquête de nouveaux marchés » et l’absence de soutien gouvernemental est ressortie comme l’un des facteurs contraignant au développement de l’Agroalimentaire d’ici.

Bien sûr, le dernier budget Leitao a confirmé l’aide à un programme de recherche précompétitive sur la transformation alimentaire avec l’Université McGill, ainsi une aide renforcée au Groupe Export et au secteur des boissons alcoolisées. Ces mesures sont bien reçues par le monde de la transformation alimentaire. Toutefois, ce n’est que parcellaire.

Le CTAQ réclame des mesures concrètes, aptes à rassurer les entreprises dans leurs besoins d’investir dans des équipements, des technologies et de l’expertise. À défaut de devenir rapidement plus concurrentielles, nombre de transformateurs d’ici se verront déclassés.

Le nouveau Président du Conseil de la Transformation Alimentaire du Québec, Daniel Vielfaure, Directeur Général de Bonduelle Amérique, avance par exemple l’idée de réinstaurer une formule s’apparentant au Régime d’Épargne Action qui, il y a quelques décennies, avait permis à beaucoup d’entreprises du Québec de se capitaliser, se développer et ainsi trouver place plus facilement sur les marchés.

 

Pour Monsieur Vielfaure et la Présidente Directrice générale du CTAQ, Madame Sylvie Cloutier, il faut aussi que l’État accepte de soutenir l’investissement en palliant aux effets pervers du taux de change. La plupart des investissements et achats d’équipement doivent être faits en dollars américains, ce qui est très coûteux pour les entreprises. Et, avant de bénéficier d’exportations rentables vers le marché américain, la plupart des entreprises ont besoin d’investir.

Lionel Levac s’est entretenu avec Madame Cloutier et Monsieur Vielfaure, en marge du Congrès du Conseil de la Transformation Alimentaire du Québec qui se tenait au Château Frontenac.

( Lecteur audio en haut de page … )

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