L’Agriculture québécoise – difficile pour le gouvernement et difficile pour l’UPA

La Caisse de dépôt et le Fonds de solidarité de la FTQ investissent dans Pangea, un fonds de placement qui achète des terres et qui associe, en partenariat, des agriculteurs à leur exploitation, . Cette formule est décriée par l’UPA, l’Union des producteurs agricoles,  qui estime que cette façon de pratiquer l’agriculture porte un dur coup à la ferme familiale  et à la relève.

L’annonce de l’investissement de 20 millions de dollars de la Caisse et du Fonds de Solidarité dans Pangéa survient par ailleurs au moment où  des voix se font entendre pour que le Gouvernement québécois aborde de plus en plus l’agriculture sur la stricte base de l’économie.

D’ailleurs, l’universitaire et agroéconomiste à la retraite, Michel Morisset, dans ce qu’il a lui-même identifié comme étant  sa dernière présentation, affirme que l’établissement d’une politique agricole au Québec est un exercice très difficile parce qu’on cherche à en faire un outil politique alors que cela devrait être exclusivement un document d’orientation économique.

Michel Morisset estime que la taille des entreprises agricoles doit grossir pour que ce secteur reste rentable et qu’il continue de contribuer véritablement à l’économie. Bien sûr, selon lui, il y a place pour de petites entreprises avec des produits de créneaux, mais  ces petites entités doivent également être rentables.

D’autre part, à l’occasion de la Conférences des Perspectives annuelles du Centre de Référence en Agriculture et Agroalimentaire du Québec, le CRAAQ, Michel Morisset a soutenu que l’Union des Producteurs Agricoles n’a pas su  rallier l’ensemble des agriculteurs et que les fortes divergences qui se sont installées pourraient même provoquer l’éclatement.

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CRAAQ

 

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